
« Je ne cesse, quant a moi, de recommander a mes élèves la simplicité, le naturel dans leur valse ; je n’admets même pas que l’on puisse tenir le poignet de la dame élevé a une certaine hauteur, les doigts pendants en dehors de ceux du cavalier, suivant une mode que certaines personnes ont cherché a faire adopter. Le mieux est de tenir la dame tout uniment par la main, de la conduire sans plus d’effort que si on avait a la diriger dans une promenade.
La valse des salons ne doit jamais être considérée comme un exercice force, et encore moins comme une affaire de parade.
On ne saurait donc trop se rapprocher de cette aisance de bon ton que les personnes du monde savent montrer dans toutes leurs actions. Quiconque dénature en valsant son air habituel, prend une allure, une attitude, ou même une physionomie de commande, peut se dire d’avance qu’il valse prétentieusement, c’est-a-dire, mal. »
Cellarius Henri, La danse des salons, 2e ed., 1849.


